
📢 Info Kraft : les accidents de la main
La main est la partie du corps la plus exposée et touchée par les accidents de travail (près d'un accident de travail sur trois). Découvrez notre sélection de gants de travail !

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Quand on cherche une chaussure de sécurité, on tombe vite sur une série de termes techniques : norme EN ISO 20345, niveau de protection, embout, résistance à la perforation, semelle testée sur sol céramique, SRC, SRA, SRB, WPA, LG, SC, S1P, S3S, S7… Pour beaucoup de professionnels, la question est simple : comment savoir si une chaussure est vraiment conforme à la norme, adaptée à son travail, à son environnement, à son métier et à ses risques réels ?
La réponse passe par une bonne lecture de la norme en ISO 20345. Cette norme définit les exigences fondamentales et les exigences additionnelles des chaussures de sécurité utilisées comme équipement de protection individuelle. Elle sert à garantir un socle de sécurité, de résistance, de confort et de comportement adapté aux usages professionnels.
Pour un acheteur en France, pour un responsable HSE ou pour un travailleur qui veut simplement comprendre ce qu’il met à ses pieds, cette norme reste la référence fondamentale. Elle aide à lire les marquages, à comparer les modèles, à comprendre les tests et à choisir une chaussure vraiment adaptée à son activité. Chez Kraft, vous les trouverez clairement indiquées sur chaque fiche produit.
La norme EN ISO 20345 est le standard de référence des chaussures de sécurité avec embout de protection. Elle définit les exigences de base et les exigences additionnelles pour les chaussures utilisées dans un cadre professionnel, avec pour objectif d’assurer un niveau de protection cohérent face aux risques les plus courants.
Concrètement, une basket de sécurité relevant de cette norme doit intégrer une coque ou un embout destiné à la protection des orteils embout, avec une performance normée contre le choc et l’écrasement. C’est ce qui la distingue d’une chaussure de travail classique ou d’un modèle qui ressemble à une safety shoe sans être réellement certifié.
Ce qui compte, ce n’est donc pas seulement le style du produit ou son apparence professionnelle. Ce qui compte, c’est le marquage, la conformité, la certification, le test réellement réalisé et la capacité du modèle à répondre à une exigence précise.

L’ISO 20345 standard définit une base commune de performance. Il ne s’agit pas uniquement d’ajouter un embout et de parler de sécurité. La norme encadre plusieurs parties du produit :
La norme distingue ensuite des catégories de protection et des marquages plus lisibles pour l’utilisateur final : SB, S1, S1P, S1PS, S1PL, S2, S3, S3S, S3L, S6, S7, etc.
Les exigences fondamentales correspondent à la base nécessaire pour qu’un modèle entre dans la famille des chaussures de sécurité au sens de l’ISO 20345. Elles servent de socle à l’ensemble du système normatif.
Dans la pratique, cela implique notamment :
Cette base est essentielle parce qu’elle sert ensuite de point de départ aux autres niveaux : S1, S2, S3, etc. C’est en ajoutant des propriétés additionnelles qu’on monte en niveau de protection.
Les exigences additionnelles servent à adapter la chaussure à un environnement ou à un besoin plus spécifique. C’est là que la norme devient vraiment utile pour le terrain.
On retrouve notamment :
C’est là qu’intervient la logique de protection supplémentaire. Une chaussure peut être conforme à la base, mais ne pas être adaptée à un sol humide, à un milieu chimique, à un travail sur échelle, à des travaux en extérieur, à une activité logistique ou à une zone exposée à l’eau, à l’huile ou à la perforation.

Les niveaux de protection ou catégories de protection permettent de comprendre rapidement la destination du modèle.
Le niveau SB correspond à la base de la norme chaussure en iso. C’est la structure minimale d’une chaussure de sécurité montante.
Le niveau S1 ajoute classiquement un talon fermé, une propriété antistatique, une absorption d’énergie au talon antistatique et d’autres caractéristiques qui en font une chaussure utile en utilisation milieu sec, par exemple en atelier, en logistique, en service ou dans une industrie légère.
Le marquage S1P ou ses variantes récentes indique une chaussure avec résistance à la perforation. C’est essentiel dès qu’un risque de pointe, de vis, de débris ou de plaque métallique apparaît au sol.
La version récente de la norme distingue mieux les solutions :
Cette évolution est l’un des changements les plus importants de la nouvelle version.
Le niveau S2 ajoute une meilleure résistance de la tige à la pénétration et à l’absorption d’eau. On parlait longtemps de WRU. Dans la version récente, ce repère évolue vers WPA. C’est une chaussure adaptée au milieu humide quand le risque de perforation n’est pas dominant.
Le niveau S3 reste la grande catégorie des métiers terrain. On y retrouve une logique de protection supplémentaire avec tige hydrofuge, résistance à la perforation et semelle adaptée à des usages plus exposés. C’est souvent la catégorie la plus polyvalente pour les travaux extérieurs, la construction et l’industrie.
Les nouveaux niveaux S6 et S7 ont été introduits pour mieux distinguer les chaussures avec vraie résistance à l’eau de la chaussure basse entière. C’est un repère utile pour tous les métiers exposés à l’humidité durable.
L’évolution de la norme est un sujet central. Pendant longtemps, le marché a vécu avec ISO 20345 2011. Puis la nouvelle version a apporté plusieurs changements majeurs. Sur le terrain, on parle très souvent de norme ISO 20345:2022 ou de nouvelle norme en ISO.
Les points de modification de la norme les plus importants sont les suivants :
Pour un lecteur, cela change la façon de lire une fiche produit. Une botte de sécurité peut être conforme à l’ancienne logique ou à la nouvelle norme en ISO, mais la façon d’identifier la glisse, la perforation ou la résistance à l’eau a changé.
C’est l’une des questions les plus fréquentes : quels tests sont effectués sur les chaussures ?
La norme repose sur un ensemble de test de résistance réalisés sur différentes parties du produit : embout, tige, semelle, glisse, comportement à l’usure, flexion, résistance à la pénétration, etc.
L’embout de protection doit protéger l’orteil contre le choc et l’écrasement. Cette coque peut être en métal, en composite ou dans d’autres matériaux résistants, du moment qu’elle répond à l’exigence normée.
La résistance à la glisse fait partie des sujets les plus recherchés. Historiquement, on parlait de SRA, SRB et SRC :
Avec la nouvelle version, ces repères historiques évoluent. On parle davantage d’un test de base obligatoire sur sol céramique et d’un marquage SR comme exigence additionnelle. En pratique, beaucoup d’acheteurs continuent pourtant à rechercher les termes sra srb et src, car ils restent présents dans de nombreuses fiches produits et dans l’historique du marché.
La résistance à la perforation concerne la semelle et son insert. Là encore, la norme a évolué :
L’un correspond à une pointe large, l’autre à une pointe small. Cette distinction aide à mieux comprendre le matériau utilisé et le type de test réalisé avec une pointe.
Les matériaux de la tige sont eux aussi évalués : abrasion, résistance, comportement à l’eau, flexion, arrachement, etc. Une chaussure professionnelle ne se résume donc pas à un embout solide. Toute sa construction entre en compte.

Les matériaux changent beaucoup la façon dont une chaussure de sécurité pour femme se comporte au quotidien.
L’embout de sécurité résistance peut être :
Le métal garde une image de robustesse. Le composite apporte souvent plus de légèreté et évite la sensation de froid ou la présence de métal dans certains environnements spécifiques.
La semelle antiperforation en textile est devenue très recherchée. Avec la nouvelle norme, on distingue mieux l’insert non métallique et son type de test. Ce point est utile pour les métiers qui veulent de la souplesse, un meilleur confort de marche et une lecture plus fine du niveau de perforation.
La matière tige hydrofuge peut être en cuir, en matière synthétique ou en textile technique, selon la gamme et l’usage visé. Le choix du matériau influence directement la résistance à l’eau, la souplesse, la respirabilité et la durée de vie du modèle.
Les marquages pour identifier une chaussure conforme sont indispensables, car ils permettent une lecture rapide de la classification de sécurité.
Vous pouvez retrouver :
Ces mentions indiquent le niveau de protection, le type de glisse pris en compte, la présence d’une protection anti-perforation, la résistance à l’eau, la capacité d’absorption d’énergie au talon, ou encore l’existence d’une protection supplémentaire contre l’abrasion.
Pour faire un achat cohérent, il faut partir du terrain, pas uniquement du style, du prix ou de la première page de vente. Le bon choix dépend du milieu, du risque, de la fréquence d’utilisation et du niveau de protection réellement nécessaire.
Pour une utilisation milieu sec, en logistique, en atelier, en service ou dans une activité propre, une ranger de type S1 ou S1P peut répondre au besoin, selon le risque de perforation.
Si votre environnement est humide, il faut viser une chaussure avec une vraie logique de résistance à l’eau : S2, S3, S6 ou S7 selon le niveau de contrainte.
En industrie, en travaux extérieurs, en chantier, ou dès qu’il existe un risque de perforation, le niveau S3 et ses variantes restent des références fortes. Cette catégorie répond bien aux environnements exigeants, mêlant humidité, sols irréguliers et besoin de résistance.
Un modèle avec ladder grip peut devenir utile. Le marquage LG fait partie des nouveaux marquages introduits pour mieux prendre en compte ce besoin spécifique.
Le plus important reste de vérifier que la chaussure de sécurité, même légère, est bien conforme à la norme, que son marquage est clair et que ses propriétés correspondent à votre métier. Une bonne fiche produit doit vous aider à lire le niveau de protection, la classe, la résistance à la perforation, la résistance à la glisse et la résistance à l’eau sans vous perdre dans le jargon.
La norme EN ISO 20345 est aujourd’hui le cadre central pour comprendre la chaussure de sécurité professionnelle. Elle définit une base fondamentale, puis des exigences additionnelles qui permettent d’adapter le niveau de protection à chaque métier, à chaque secteur, à chaque condition de travail et à chaque environnement.
Son évolution récente a surtout clarifié :
Pour choisir un modèle conforme à la norme, le plus efficace reste de partir des risques réels : glisse, eau, perforation, abrasion, milieu sec, chantier, logistique, industrie, échelle, besoin de légèreté, besoin de composite ou de métal, etc.
Une chose reste simple : une bonne chaussure de sécurité confortable ne coche pas seulement une case réglementaire. Elle protège le travailleur, accompagne ses mouvements, répond à son environnement et rend son quotidien plus sûr. C’est exactement le rôle que la norme EN ISO 20345 cherche à encadrer.