Quelles sont les normes des chaussures de sécurité et comment choisir la bonne chaussure ?

Choisir une chaussure de sécurité ne consiste pas uniquement à prendre une paire “solide” ou “jolie” dans une catégorie e-commerce. Derrière chaque chaussure, chaque marquage, chaque test, il existe une exigence précise, définie par une norme iso et pensée pour garantir la protection du travailleur sur son lieu de travail. En France, beaucoup d’acheteurs cherchent encore une réponse simple à une question pourtant très technique : quelle chaussure est vraiment adaptée à mon métier, à mon secteur, à mon environnement, à mes risques réels ?

C’est justement là qu’un site comme Kraft Workwear prend tout son sens. Le site ne vend pas uniquement une chaussure ou un vêtement de travail de plus. Il propose une gamme pensée pour les pros, avec des produits conçus pour des environnements de travail concrets : industrie, construction, logistique, atelier, entrepôt, chantier, activité extérieure, milieu humide, service, maintenance ou encore activité plus spécifique. On y retrouve bien sûr la chaussure de sécurité, mais aussi le pantalon, le gilet, la combinaison, le shirt, le casque, le gant, la lunette de protection et d’autres accessoires utiles dans une logique complète de protection individuelle epi. Kraft met d’ailleurs en avant sa sélection de chaussures de sécurité, avec des modèles légers, montants, imperméables, respirants ou sans métal.

Dans ce guide, on va voir le fonctionnement de la norme EN ISO 20345, les classes S1, S1P, S2, S3, les nouveaux marquages, le rôle des matériaux comme le cuir, le textile, le composite, le métallique, et surtout comment faire le bon choix selon votre utilisation, votre espace de travail, vos contraintes terrain et vos exigences minimales de sécurité.

Marquage / classeCe que ça veut direPour quel environnement
SBBase de la norme avec embout de protectionRisques de base
S1Antistatique, absorption d’énergie au talon, arrière ferméIntérieur sec
S1P / S1PS / S1PLS1 + protection contre la perforationAtelier, logistique, second œuvre
S2S1 + résistance à la pénétration et à l’absorption d’eau sur la tigeMilieu humide sans risque fort de perforation
S3 / S3S / S3LS2 + semelle antiperforation + semelle à cramponsChantier, extérieur, artisanat
S6S2 + chaussure résistante à l’eau dans son ensembleMilieu humide soutenu
S7 / S7S / S7LS3 + chaussure résistante à l’eau dans son ensembleConditions humides, terrain exigeant
SRRésistance à la glisseSols glissants
FORésistance aux hydrocarburesAtelier, industrie, garage
WPARésistance de la tige à la pénétration et à l’absorption d’eauTravail exposé à l’humidité

Pourquoi la norme ISO 20345 est fondamentale

La norme EN ISO 20345 est la référence fondamentale pour la chaussure de sécurité. Elle définit les exigences de base et les exigences additionnelles auxquelles une chaussure doit répondre pour être reconnue comme équipement de protection. Une chaussure conforme à cette norme est pensée pour protéger contre les chocs, l’écrasement, les objets roulants, certains risques de perforation, le glissement, le froid, la chaleur ou encore certains liquides selon la classe visée.

Autrement dit, une chaussure certifiée EN ISO 20345 n’est pas juste une chaussure robuste. C’est une chaussure conçue avec un embout de protection pour l’orteil, capable de résister à un choc normé. Cette protection peut être en métal, en composite ou dans un autre matériau technique selon les modèles. Ce point est fondamental : la présence d’une coque ou d’un embout est ce qui distingue la chaussure de sécurité d’une simple chaussure de travail.

Quand la chaussure relève des EPI, le marquage CE apporte une preuve de conformité à la législation européenne applicable aux équipements de protection individuelle. La réglementation PPE de l’Union européenne définit justement ce cadre.

chaussures de sécurite combien par ans

Comment fonctionne la norme EN ISO 20345 ?

Le fonctionnement de la norme est assez simple quand on le découpe correctement. Il y a d’abord une base, puis des exigences complémentaires.

La base correspond au niveau minimal de sécurité : la chaussure doit être résistant à un choc, protéger les orteils et répondre à un ensemble de critères de confort, de qualité, de solidité et de construction. Ensuite viennent les marquages complémentaires, parfois appelés exigences additionnelles.

Parmi les marquages les plus connus, on retrouve :

  • A pour antistatique
  • E pour l’absorption d’énergie au niveau du talon
  • FO pour la talon fo résistance de la semelle aux hydrocarbures
  • PPL ou PS pour la résistance à la perforation
  • WPA pour la wpa résistance de la tige à la pénétration et à l’absorption d’eau
  • WR pour une chaussure globalement étanche ou résistante à l’eau
  • SR pour la résistance au glissement
  • CI et HI pour l’isolation thermique contre le froid ou la chaleur
  • SC pour la résistance à l’abrasion du sur-embout
  • LG pour l’adhérence sur échelle

La norme définit donc une chaussure par son niveau de sécurité, mais aussi par son domaine d’utilisation, son environnement recommandé, ses matériaux, sa semelle, sa tige, sa semelle intermédiaire, son embout, sa résistance à l’eau, sa protection contre le clou ou d’autres objets pointus, et ses performances lors de différents tests.

Quelles sont les classes de sécurité ?

Les classes de sécurité permettent de lire rapidement le niveau de protection offert par une chaussure. C’est souvent la première information à regarder avant même le style, la marque ou le prix.

SB : la base conforme

La classe SB correspond à la base de la chaussure de sécurité. Elle répond aux exigences minimales, avec embout de protection et niveau de performance défini par la norme. C’est la base, mais rarement le choix final quand on travaille en environnement contraignant.

S1 : pour milieu sec et intérieur

Une chaussure classée S1 est adaptée à une utilisation milieu sec semelle stable, souvent en atelier, en entrepôt, dans certains espaces logistiques ou dans une industrie propre. Elle dispose en général :

  • d’un arrière fermé
  • d’une propriété antistatique
  • d’une absorption d’énergie au talon
  • d’une semelle résistante, souvent pensée pour le confort quotidien

Ce type de chaussure est souvent utilisée dans des secteurs où l’on cherche de la légèreté, du confort, une bonne mobilité et un bon maintien sans avoir besoin d’une résistance forte à la pénétration d’eau.

S1P, S1PL, S1PS : quand il faut protéger contre la perforation

La classe S1P reste très recherchée. Elle ajoute une résistance à la perforation, ce qui est essentiel quand un travailleur peut marcher sur une pointe, un clou, une vis ou un débris. Avec la norme plus récente, on distingue mieux la nature de cette protection :

  • P : insert métallique
  • PL : insert non métallique testé avec une pointe large
  • PS : insert non métallique testé avec une pointe plus fine

Cette évolution est importante, car tous les terrains ne présentent pas le même risque. Une semelle antiperforation en textile peut offrir plus de souplesse et de confort, tandis qu’un insert métal garde une image robuste et rassurante. Le choix dépend du métier, du type de sol, du niveau d’humidité et du besoin de mobilité.

chaussures esd diffférence antistatique

S2 : pour milieu humide

Une chaussure S2 reprend une grande partie des caractéristiques du S1 mais avec une meilleure résistance à l’eau sur la tige. Elle est souvent conseillée pour un environnement humide, sans risque majeur de perforation au sol. C’est une catégorie très présente dans le service, certains métiers de bouche, la maintenance, ou des activités où l’on nettoie souvent les sols avec eau ou détergent.

S3 : la catégorie polyvalente

La chaussure S3 est souvent vue comme la chaussure “terrain”. Elle reprend les avantages du S2 et ajoute la résistance à la perforation avec une semelle plus adaptée aux sols irréguliers. En construction, en artisanat, en extérieur, sur chantier ou en milieu salissant, c’est souvent la classe la plus adaptée.

S6 et S7 : les nouveaux repères

Les nouveaux marquages S6 et S7 sont apparus avec l’évolution récente de la norme. Ils servent à mieux identifier les chaussures offrant une protection plus poussée contre l’eau sur l’ensemble de la chaussure, pas uniquement sur la tige. Cela change beaucoup de choses pour les métiers qui travaillent en pluie, en boue, sur sol humide ou dans des environnements de travail où l’humidité est constante.

Que deviennent les marquages SRA, SRB et SRC ?

Beaucoup de professionnels en France cherchent encore les termes srasrb ou src sur une fiche produit. C’est normal : ces mots ont longtemps servi de repère simple pour juger la résistance au glissement.

Avant, on retrouvait :

  • SRA : test sur carrelage avec eau et détergent
  • SRB : test sur sol métallique avec glycérine ou équivalent gras
  • SRC : combinaison SRA + SRB

Mais avec l’évolution de la norme EN ISO 20345:2022, ces marquages ont été remplacés. Les mentions SRA SRB SRC ne sont plus les repères officiels de la même manière dans la version récente. À la place, le marquage SR indique une résistance à la glisse selon la nouvelle logique de test. Le changement est important, car la méthode de test a elle aussi évolué.

Concrètement, cela veut dire que beaucoup de fiches produit ou de vieux contenus de blog parlent encore de srcsra ou srb, alors que le marché passe progressivement aux nouvelles mentions. Pour l’acheteur, le bon réflexe est donc de regarder si la chaussure est conforme à la version récente de la norme et de lire le détail du marquage.

Quels sont les critères de sécurité à regarder dans le détail ?

La protection des orteils

C’est la base. Une chaussure conforme ISO 20345 doit offrir une vraie protection de l’orteil. L’embout peut être en métal, en composite ou dans un autre matériau technique. Le composite plaît pour sa légèreté et l’absence de métal, tandis que l’embout métallique reste apprécié pour son image de solidité.

La résistance à la perforation

La résistance à la perforation reste l’un des points les plus importants en chantier, en maintenance, en logistique, en industrie lourde ou sur certains sols extérieurs. Une semelle intermédiaire anti-perforation peut être en acier ou en textile technique. Là encore, le choix dépend de l’utilisation réelle et des objets présents au sol.

La résistance à l’eau

Une chaussure peut être hydrofuge, résistante à la pénétration d’eau sur sa tige ou plus franchement étanche. Le marquage WPA aide à mieux comprendre ce point. Pour un milieu humide, ce détail compte énormément.

La résistance à la glisse

Dans beaucoup de métiers, la glisse provoque plus d’accidents qu’on ne le croit. Sol gras, traces d’huile, eau, détergent, poussière, zone de livraison, quai, cuisine, atelier : la semelle doit offrir une bonne adhérence. C’est là que les anciens repères sra srb ou src restent encore présents dans les habitudes, même si le nouveau marquage SR prend le relais.

La résistance à l’abrasion

Pour les métiers qui frottent souvent le bout de la chaussure au sol, la résistance à l’abrasion et la présence d’une protection supplémentaire au niveau du pare-pierre ou du sur-embout deviennent très utiles. Cette protection supplémentaire prolonge la durée de vie du produit.

L’absorption d’énergie au talon

Quand on marche beaucoup, qu’on monte et descend des marches, ou qu’on travaille debout toute la journée, l’absorption d’énergie au niveau du talon limite la fatigue. Ce n’est pas un “petit plus”, c’est un vrai critère de confort et de prévention.

Comment choisir une chaussure de sécurité selon son métier ?

Pour l’entrepôt, la logistique et l’industrie légère

Dans un entrepôt ou une activité logistique, on cherche souvent une chaussure légère, souple, respirante, avec une bonne protection des orteils et parfois une résistance à la perforation. Une basket en textile technique ou en microfibre, avec embout composite, peut très bien convenir. Kraft met justement en avant des modèles légers et respirants pour les marcheurs, souvent avec embout composite.

Pour la construction et les métiers extérieurs

En construction, en chantier, dans les métiers du bâtiment ou pour une utilisation extérieure, mieux vaut souvent viser une chaussure S3 ou plus, avec semelle robuste, bonne accroche, protection contre la perforation, matériau résistant comme le cuir, et parfois une tige montante pour le maintien.

Pour le milieu humide

Quand l’environnement est humide, il faut regarder plus que le style. Une chaussure S2, S3, S6 ou S7 peut être plus adaptée selon l’intensité de l’exposition à l’eau. Une chaussure avec semelle antidérapante, matériau facile à nettoyer, résistance à la pénétration de l’eau et bonne accroche sera plus cohérente qu’un modèle purement orienté légèreté.

Pour les zones sensibles ou les portiques

Une chaussure sans métal peut être très utile. Kraft propose justement des modèles “sans métal”, avec embout composite et semelle antiperforation textile, pensés pour ceux qui veulent éviter le poids du métal ou passent sous des portiques.

Pourquoi acheter sa chaussure sur Kraft Workwear ?

Kraft Workwear ne se limite pas à afficher une simple fiche produit. Le site structure son offre autour des usages et des besoins réels. On peut voir la catégorie générale des chaussures de sécurité, mais aussi naviguer vers des sélections plus précises : chaussures respirantes, montantes, basses, femme, été, confortables, sans métal, ou encore imperméables. Cela aide énormément au moment du choix.

Sur le site, on retrouve aussi l’univers global du vêtement professionnel : pantalongiletshirtcombinaison, ainsi que d’autres équipements comme le gant, le casque, la lunette ou d’autres accessoires. Cette cohérence est utile, car la sécurité ne repose jamais sur une chaussure seule. Elle se pense comme un ensemble d’équipements de protection adaptés au poste.

Kraft met également en avant des arguments concrets qui comptent dans une décision d’achat : produits en stock, livraison rapide, informations claires par catégorie, sélection de marques reconnues, diversité de matériaux et modèles pour homme ou femme. Sur certaines pages, on retrouve des mentions de stock, d’expédition rapide, de livraison offerte ou de retour gratuit selon la catégorie.

Pour un acheteur pro, ça compte. Le prix ne fait pas tout. La commande, le paiement, la clarté de l’information, la politique de retour, le délai de livraison, la disponibilité de la pointure et la cohérence de la gamme jouent aussi dans la décision finale.

Matériaux : cuir, textile, composite ou métal ?

Le choix des matériaux change directement le confort et l’usage.

Le cuir reste une valeur sûre pour les métiers exigeants. Il est robuste, souvent respirant, et peut être traité pour mieux résister à l’humidité. Le textile technique apporte de la légèreté, du confort et une meilleure aération. Le composite est apprécié pour l’embout, car il évite le métal et allège la chaussure. Les inserts 

gardent, eux, une image rassurante dans certains milieux à risque.

Kraft souligne justement que ses baskets de sécurité utilisent du cuir, du textile ou de la microfibre selon les besoins et les métiers.

Le bon choix dépend donc du poste, mais aussi de la saison, de l’espace de travail, du temps passé debout, du besoin de souplesse, du niveau d’humidité et du type de sol.

Ce qu’il faut retenir pour garantir la protection

Pour garantir la protection, il faut arrêter de choisir une chaussure “au look” ou uniquement selon une vieille habitude d’achat. Une chaussure ou botte de sécurité doit être :

  • conforme à la norme adaptée
  • pensée pour votre secteur
  • cohérente avec vos environnements de travail
  • dotée du bon marquage
  • construite dans les bons matériaux
  • adaptée à votre niveau d’humidité, de glisse, de perforation et d’écrasement
  • compatible avec votre rythme de travail quotidien

Une chaussure de sécurité bien choisie, ce n’est pas uniquement une obligation réglementaire. C’est une protection offerte au quotidien au travailleur, une fatigue réduite, une meilleure stabilité, et moins de compromis entre confort et sécurité.

Notre conseil final

Si vous cherchez une chaussure ou des rangers pour de la logistique, de l’atelier ou de l’industrie légère, regardez une catégorie S1P ou équivalent récent.
Si vous travaillez en milieu humide, regardez S2, S3, S6 ou S7 selon le niveau d’exposition.
Si vous êtes sur chantier, en construction ou sur terrain agressif, la résistance à la perforation, la semelle robuste et la résistance à l’abrasion doivent rester au premier plan.
Si vous voulez de la légèreté, du confort et moins de métal, les modèles à embout composite et semelle textile sont souvent une très bonne piste.

Et pour gagner du temps, le plus simple reste de passer par une sélection claire comme celle de Kraft Workwear, où la chaussure est présentée par usage, par besoin et par catégorie, avec une lecture plus simple des niveaux de protection. 

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